mercredi 16 mars 2011

Lorsque la passion devient trop destructrice.

Que faire lorsque une passion détruit plus qu'elle ne génère de plaisirs ??...

C'est un sujet sur lequel j'ai longuement discuté avec une amie il y a quelques jours.

La passion. Le propre du premier sentiment amoureux, lors de la découverte de cet Autre qui envahit votre âme et votre corps. Elle peut vous faire voler, planer, telle une drogue ; elle vous emmène dans des cieux comme personne d'autre, malgré les interdits, les dangers...

Mais elle peut aussi vous ronger doucement et vous faire perdre toute accroche avec la réalité ou bien détruire ce que vous avez de plus cher, une vie quotidienne, sans doute plus monotone et moins grisante, mais qui reste la valeur phare de nos vies. Doit on abandonner cette passion si la soustraction destructions aux plaisirs donne un résultat franchement négatif ? Ou si elle risque de menacer l'équilibre familial ou vous en éloigne ? Avec l'âge qui avance, est-il plus difficile de résister aux attaques d'une passion trop dangereuse ou envahissante ?

Se contenter d'un quotidien simple est sans doute une solution de facilité et de sécurité. Mais peut-on être réellement être heureux sans passion ? Mon entourage me le confirme, beaucoup savourent la vie à pleine dents avec des goûts simples et traditionnels. Mon amie passionnée le pourrait-elle aussi, en renonçant à drogue douce, ou en choisissant une autre moins déstructrice ? Le pourriez-vous, le pouvez-vous, le pourrais-je ? Peut-on être plus fort qu'elle, est-il toujours possible de trouver la force pour la quitter ?

Bien évidemment il n'y a aucune réponse générale possible à ce genre de question, chaque situation a sa propre réponse, et souvent le temps rend les décisions évidentes.

8 commentaires:

zeb a dit…

difficile de répondre à cette question...

Julien ChAbAdA a dit…

L’Amour Passion Souffrance… On pourrait en débattre pendant des heures…

J’ai beaucoup réfléchi à ton billet Moushette, et voici ce que je peux humblement en dire… (sans exhaustivité sur le sujet évidemment)

Passion comme La Passion chrétienne de Jésus Christ (aaaahhh, cette fameuse culture juddéochrétienne…), associée à la souffrance, et mortifère … ou éventuellement salvatrice…

Dans la Passion, on n’est pas maitre de soi : on subit… On subit la fusion ou le manque de l’être aimé… Et plus cet être nous est proche ou lointain, et plus on est enfermé dans la Passion, un monde d’imaginaire démesuré et d’exclusivité à l’être aimé… Et donc nous ferme au reste du monde…

Tout dépend également du niveau de dépendance au corps, à la chair de l’autre, aux plaisirs charnels réels ou imaginés … Le monde des fantasmes peut rendre la vie réelle difficile…

La souffrance peut éventuellement nous renvoyer à nos faiblesses, et nous faire craindre de perdre l’être cher parce qu’on n’est pas à sa hauteur… Et donc nous bâtissons une prison de Passion démesurée en espérant que l’Etre aimé y sera confiné, et ne pourra pas nous échapper… Au risque de l’étouffer…

Peut-être qu’il y a d’autres formes d’amour à prendre en compte et à cultiver, indépendantes du plaisir charnel et du désir exclusif de fusion ou d’union avec un seul être aimé, non pas pour s’éparpiller et s’unir bêtement (au sens sauvage du terme), mais pour relativiser la force parfois insurmontable de la Passion et du lien passionnel et même la vivre avec plus de simplicité et de réalisme : l’amour porté à ses enfants, à ses amis, à d’autres membres de sa famille -ascendants ou collatéraux-, peut et doit faire parti de l’Amour que nous avons à cultiver, et évite de nous perdre dans un lien de Passion-Souffrance obsessionnel ou compulsif sans remède…

Et ne jamais perdre de vue une chose : il n’existe pas d’Amour parfait… Mais prenons les moyens de le rendre meilleur, dans des limites raisonnables et accessibles…
Le Prince n’est pas Charmant, mais il peut le devenir avec un chemin commun construit avec sa Princesse, chemin semé d'embûches qui n’est pas un long fleuve tranquille…


En somme : Accepter d’être imparfait et que l’autre soit imparfait… La perfection n’est pas de ce monde…

Et rester ouvert et aimant pour ceux qui comptent pour nous, pour ne pas rester enfermer dans une virtuelle prison d’Amour idéal qui nous coupe de la majeure partie du monde réel, et ne pas mourir étouffé par notre propre suridéalisation et surinvestissement délétère d’un Amour Passion sans limite et sans bénéfice notable finalement…

mirtille a dit…

Je crois que tout cela est beaucoup plus complexe que de simples réponses à ces questions.

La passion fait partie de soi, une force difficile à déjouer, à manipuler et à contrôler.Cet état je pense peut être positif si nous arrivons à affiner cette émotion pour qu'elle devienne une bonne motivation afin de réaliser les projets qui nous tiennent à coeur.

Tout est dans le dosage,essayer de fuir une passion c'est refuser une partie de soi, refuser de se battre pour ce que l'on croyait juste jusqu'à présent.

Seules les circonstances de la vie peuvent arrêter nos passions, nos rêves mais ils restent en nous, dans nos tripes,ils s'accrochent à nous.

Julien ChAbAdA a dit…

[Je précise que mon commentaire précédent ne tenait compte que de l'aspect Amour-Passion-Souffrance délétère, et pas d'une éventuelle Passion positive et bénéfique...
Reste évidemment à envisager les choses au cas par cas, car il n'y a pas de réponse simple et toute faite... Et la souffrance peut être attaché à d'autres personnes que l'être aimé ou supposé aimé...]

Moushette a dit…

@mirtille, j'aime bien ton expression "ca fait partie de soi". mais lorsqu'elle risque de gangréner le reste, souvent la coupe franche de l'amputation est la seule solution !

@julien, heu oui, voila, oui.... en fait plus que la passion amoureuse, lorsque je rédigeais ce billet, je pensais plutôt à d'autres formes de passion qui peuvent bouffer une vie : métier, hobbie trop envahissant etc. la passion amoureuse, c'est plus d'mon temps, c'tait l'époque de ma jeunesse, ma pov'dame !!

Julien ChAbAdA a dit…

OK Moushette...
Mauvaise piste, Hors sujet, aucun lien... (...comme les Frères Karamazov des Nuls...Kara...Aucun lien)
Désolé...

Par contre, quel que soit l'âge, rien n'empêche éventuellement de retomber amoureux de la personne qu'on aime, non ?

mirtille a dit…

Zut,je n'avais pas vu ta réponse à mon message Moushette.

As tu déjà regardé une émission sur les amputations ? même si un membre est coupé la personne a toujours l'impression de l'avoir.

Et de nouvelles petites pousses apparaissent souvent quand une plante est coupée.

Pour moi une passion ne nous quitte pas comme ça.

A bientôt....et heureuse de te lire un peu plus en ce moment

Anonyme a dit…

Bonjour,
Je travaille pour l'émission Toute Une Histoire et je suis en train de préparer une émission sur le thème de l'amour : amour passionnel (et/ou destructeur), amour serein.
serait-il possible de se contacter rapidement
Voici mes coordonnées 01.53.84.30.36 ou abasco@reservoir-prod.fr
Bien à vous,
Astrid

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