dimanche 6 juin 2010

Dépressurisation

Samedi, journée enfin tranquille. Pas de rdv, pas de contraintes, enfin la possibilité de faire la grasse mat ! Que je ne fais pas, bien évidemment, étant maintenant abonnée des nuits de 5 heures depuis trop de semaines. Mais j'en profite pour trainer, ranger, trier la paperasse dans mes moultes sacs. Et puis j'ai un peu le blues. C'est le weekend chez nous, et je n'y suis pas. Ce soir ma pote a organisé une teuf, et tous mes potes d'mon bled paumé (ou presque !) y seront... Et pas moi. Los boulos.

Ce matin, nous partons avec deux de nos familles vers le musée Gandhi, puisque c'est l'idée du jour soumise au groupe. Après tout why not, je n'y suis jamais allée, n'étant pas une grande Gandhi-phile, mais ça peut être sympa à voir !

En pénétrant le campus, je suis prise d'une soudaine intensité. Les atomes de mon corps se mettent à vibrer, comme dans certains lieux saints indiens. Mais c'est bien sûr, c'est ici qu'il a été assassiné. Je sens le désespoir de toutes l'Inde ayant appris la tragique nouvelle me traverser le corps. Etrange sensation que j'ai déjà vécu à de nombreuses reprises, en Inde, en France ou ailleurs, cet endroit me parle...

Dans le jardin, il y a une pierre là où il est tombé. Et partout des citations de Gandhiji. Machinalement je cherche celle de mon blog mais elle n'y est pas. Une attirera particulièrement mon attention (ainsi que celle d'Isabelle, on s'en rendra compte qqs heures après, en échangeant nos impressions sur cette visite !) :

"For my material needs village is my world,

For my spiritual needs the world is my village."

Le lieu est calme, paisible. Les deux fillettes m'ont pris la main dès les premiers instants de la visite, et on se promène calmement ensemble. Je leur montre Gandhi sur une photo, et je les entends parler entre elles de Gandhiji. Elles connaissent ce personnage, elles ont du l'étudier à l'école, il n'y a pas de doutes. Nous échangeons sourires, et gestes tendres, ce sont nos derniers instants ensemble en Inde car demain je serai dans l'avion. D'ailleurs, je commence doucement à introduire le concept de cette séparation. Elles semblent comprendre, alors sans doute cela rend ces derniers instants indiens ensemble encore plus précieux.

Leurs geste m'évoquent tant Scarlett. Ce touché si caractéristiques des indiennes en Inde, ma fille ne l'a jamais perdu, ou les a même appris à travers moi. Beaucoup d'indiens et d'indiennes les perdent au contact de notre mode de vie occidental qui a tout oublié sur le touché. Mais pas ma Scarlett. Elle aime son côté indien, l'assume et en plus l'est au travers de son corps et de sa manière d'être, sans chichis, sans bollywood blingbling...

Le reste du musée est à l'intérieur du bâtiment. Et oh surprise, ce musée est absolument fabuleux et innovant ! Très interactif (génial pour les gosses), rempli de plein de petites salles aux thèmes différents. On a tous le coup de foudre, on prend notre temps pour visiter, admirer, se ressourcer. Cherry on zeu cake, en en sortant, je réalise qu'il est gratuit ! Incredibeul India...

Aprèm' un peu de shopping. J'achète mon jean chez Levis (car oui je n'achète plus un seul jean en France), des trucs pour les enfants, je chasse la chemise pr Mister Moush (coup de fil en urgence dans le shop : manches courtes ou longues ?????). Mais je me sens mal. Très mal, faible. J'ai de la fièvre, mal à la gorge, ganglions gonflés, exténuée... Aurai-je enfin dévéloppé l'angine qui avait terrassé Mister Moush avant mon départ ? Je me connais comme une lettre à poste : je tombe souvent malade lorsque la pression baisse. La semaine avant mon départ étant hyper active, j'avais dit à mon entourage et sûrement à mon corps que NON, je ne peux pas être malade MAINTENANT ! Oust l'angine de Mister Moush !! Et comme par hasard je n'ai pas eu l'angine qui avait entre temps contaminé (à moindre mal heureusement) les enfants. Mais la dans ce coffee shop devant mon café frappé, j'alterne suées et frissons. J'ai chaud. Et bien sûr mon Nurofen est dans l'autre sac... Je m'endors un peu, me reveille, ca va un peu mieux. De quoi aller à Khan Market acheter un ptit kekchose que j'avais repéré auparavant pour une copine , de quoi mater "Good Earth", zeu magasin de déco maison...

Exténuée, je rentre à l'hotel, avale mon Nurofen, rentre à ma chambre sans dîner. 40 minutes plus tard, je pète la forme ! Merci Nuroflash ! Hors de question de me coucher, je fais ma valise en mode répétition générale Air France pour mardi soir. Car chez AIr France, outre le fait que je n'ai le droit qu'à 20 kg en soute, maintenant ils nous imposent de ne prendre plus que UN SEUL bagage en soute !!!! Alors on n'a pas le droit à l'erreur car le staff AF en Inde adooore facturer en miles le surpoids.....

Je me couche enfin, moins inquiète pour ma santé que cet après-midi. J'ai hâte d'être à lundi pour mes nouveaux challenges. Je n'ai pas le droit à l'erreur, ni à la maladie. NON, je ne serai pas malade maintenant... Plus tard dans une autre vie, lorsque j'aurai le temps de m'ennuyer...

1 commentaire:

nissa a dit…

Une seule phrase me vient à l'esprit, comment vas tu ?

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