mardi 29 mars 2011

Les violences à l'école primaire.

Avant d'être maman, je ne m'imaginais pas à avoir à gérer des problèmes de cours de récréation dès les premières années de primaires de mes enfants. D'ailleurs j'ai toujours eu une sainte horreur de m'immiscer dans la vie de la classe et le travail de la maîtresse afin que mes enfants gèrent eux même le plus possible leurs problèmes d'école. Ce n'est pas le cas de tous les parents, à mon regret. Signaler un problème à un instituteur est un fait. Lui dire comment elle ou il  doit faire son métier en est une autre !

Malheureusement, pour des problèmes de cours de recré, mon mari et moi avons du signaler à l'institutrice un problème pour un de nos enfants, qui heureusement avait déjà été détecté par le corps enseignant qui avait déjà agi en conséquent. C'est pour cela que cette enquête de France-Info sur les violences à l'école a forcément eu un écho dans mon oreille, puisque les exclusions des groupes sont elles aussi considérées comme des violences faites aux écoliers ! Certes ce qu'a vécu mon enfant est une goutte d'eau par rapport à ce que vivent d'autres enfants. C'était une violence cachée, comme dirait Luc Chatel, à base de discrimination. Malgré la petitesse de la chose au regard de certains adultes, mon enfant a beaucoup souffert pendant les faits et reste marqué et sur le qui-vive... Et comme toutes les violences, physiques ou psychiques, mon enfant "à la peau noire" (mes enfants sont d'origine indienne et adoptés), risque d'en subir les conséquences à plus long terme, et il y a de fortes chances que cela se reproduise d'ici quelques années, si l'on en croit l'étude menée par l'Unicef.

Alors je ne peux que féliciter l'Unicef pour cette enquête et alerter l'opinion sur ces faits, et vous inviter à vous sensibiliser au sujet en  lisant les liens suivants et écouter l'interview de Luc Chatel :

Violences à l'école, dès le primaire - France Info

La France se dote d'un conseil contre le harcèlement scolaire - Le Point

Un enfant sur dix victime de harcèlement à l'école, selon un rapport - Le Parisien

Pétition contre le harcèlement entre élèves.

Etude intégrale sur la violence à l'école - Unicef




Et bien sûr, parlez en à vos enfants : qu'ils soient victimes, bourreaux, témoins passifs ou suiveurs de groupe malgré eux, chaque enfant a le droit de dire NON. Non à cette violence, à ce harcèlement, à ces exclusions arbitraires, à ces phénomènes de bandes, de meneurs/bourreaux. Comme l'école est à tous, la cour de récré, l'insouciance et les jeux le sont aussi ! L'éducation des enfants doit venir d'abord des parents, et si je vous sensibilise à ce sujet, c'est que j'ai le secret espoir que vous éduquiez vos enfants dans ce sens.

14 commentaires:

Laure a dit…

C'est vraiment terrible... Il faut vraiment être vigilant!! Ca me fais vraiment peur quand même...
Bises Laure ( en attente de sa petite étoile...)
http://suivre-mon-etoile.blogspot.com/

zeb a dit…

En même temps quand on voit les comportements de certains parents, ça explique ceux des enfants... même si ça n'excuse rien...
Mais on en a déjà causé

Moushette a dit…

@zeb, je pense que les parents n'y sont pour rien dans le comportement de leurs enfants dans tous ces cas de violences. la preuve, cette violence est la meme partout en france, qq soit le milieu. dans mon cas précis, il y a des meneurs qui ont décidé de taper ce qui est le plus visible, ma fille ! et le reste du troupeau a suivi un peu betement.... je ne vois pas ou est la responsabilité des parents. il y en aurait une, si une fois le pb identifié, ils ne leur diraient rien pr faire changer le comportement de leur enfant.

mirtille a dit…

Je suis d'accord avec Laure, il faut être vigilent... et comme tu dis Moushette,il est important d'en parler et d'éduquer.

Anonyme a dit…

je partagerai plutot l'avis de zeb..il faut éduquer les parents, apprendre à nos enfants la tolerance, le respect, et surtout leur donner assez confiance en eux pour qu'ils puissent exprimer leur point de vue face à un groupe en osant se démarquer de leur bande .
les enfants surtout en primaire, sont des éponges et reproduisent les comportements vécus dans leur famille, à l'adolescence, c'est une autre problèmatique.
votre fille sortira plus forte de cette épreuve, sure de l'amour de ses parents...et elle apprendra à faire le tri dans ses amis.La vie est dure, partout dans le monde et à toute époque, mais la resilience existe.
Soyez optimiste !
Capsule

zeb a dit…

Non,je ne pense tjs pas que les parents ne sont pour rien dans les comportements de leurs enfants...
Je suis d'accord, ils ne sont pas tjs au courant de ce qui se passe.
Mais l'éducation se fait au quotidien et on peut apprendre à son enfant à respecter les autres... Comme Capsule l'explique.
Par ailleurs la majorité des parents n'ont pas un comportement particulièrement civique vis-à-vis des autres parents... Les petits ne font que reproduire...
Mais c'est juste mon avis... Et il n'engage que moi.

Anne a dit…

Assez d'accord avec Zeb; nos enfants sont des éponges et s'imprègnent de notre manière de fonctionner : si on se moque facilement à la maison des uns et des autres en privé (famille, amis, voisins...), nos enfants vont reproduire ce schéma.

Et combien de discours racistes que j'entends au collège ne sont que le reflet de la pensée familiale!

La violence exercée est aussi souvent liée à un mal être personnel : je suis mal, alors, pour me rassurer, me consoler, me valoriser...j'écrase l'autre, je l'humilie.
Jamais vu de gamin bien dans ses baskets avoir un mode de fonctionnement systématiquement agressif ou humiliant.

Et puis malheureusement, certains enfants systématiquement exclus des groupes-classe, ont souvent eux-même un comportement objectivement "spécial", lié à leur histoire, leur famille... et pour ce que j'en observe, sans corrélation avec leur origine (je ne parle que d'exclusion répétitive, d'année en année par la classe, et non pas de remarques racistes ponctuelles)

Dans tous les cas de figure ou presque, ce n'est pas l'individu violent ou l'individu victime dont il faudrait s'occuper, mais tout le contexte familial à prendre en compte!
(enfin là aussi, c'est ma propre expérience d'enseignante en collège...)

Anonyme a dit…

Bonjour,
Un enfant de CM1 a battu mon fils (en GS) sous prétexte qu'il n'était pas de la bonne couleur... Qui est le coupable ? Cet enfant ou ses parents ? ...
Marie

zeb a dit…

Les 3...
A 9 ans on peut réfléchir... Avoir son libre-arbitre...
Ensuite si un enfant est violent à 9 ans quelle qu'en soit la raison, il y a un pb éducatif...
Et puis je doute qu'à 9 ans on soit foncièrement raciste... Mais pas éduqué oui c fort possible...
ENCORE une fois il s'agit de MON avis

Mais question??? Qui surveillait??!!

Julien ChAbAdA a dit…

Je ne vais pas rebondir sur tous les posts intéressants déjà publiés...

Mais simplement pour répondre en partie à Zeb, avec qui je suis d'accord sur le fait de la responsabilité et de la responsabilisation des parents : il est capital de transmettre des valeurs de tolérance, et d'apprendre à l'enfant à se faire confiance et à savoir dire NON quand l'autorité quelle que soit sa nature le soumet à des choses immorales.

Mais je rejoins Moushette sur la responsabilité relative des parents quant à certains actes de violence faits sous l'effet de groupe, sous l'effet de meute.

Le groupe exerce sa loi et son autorité propre, qui peut sortir l'enfant de ses repères moraux individuels, soit par un sentiment de toute-puissance procuré par le groupe, soit par un sentiment de crainte de représailles par exemple, et l'amener à faire des choses abominables par déresponsabilisation individuelle liée à l'effet de meute qui fait autorité et à laquelle l'enfant est soumis ou se soumet...

D'où l'importance d'apprendre à l'enfant à savoir dire NON et à être libre de ne pas accepter d'être bourreau ou bouc-émissaire...

Mais nous -parents- n'avons pas le monopole du choix de toutes les relations de nos enfants...
Mais nous pouvons et devons leur apprendre à ne pas accepter les injustices dans le silence et la souffrance...

Julien ChAbAdA a dit…

Quant aux problèmes de violence en cours de récré, c'est de la responsabilité du personnel de l'école de faire cesser ces violences dans leur enceinte...
D'acc avec Zeb : qui surveillait ?

Anne a dit…

d'acc avec Julie, l'effet de groupe est très fort et peut influencer le comportement d'un enfant ou d'un jeune, sans pour autant le changer du tout au tout...leur faire prendre conscience de ça à chaque "c'est pas moi, il m'a dit de...."

Anne a dit…

zut, julien s'est transformé en Julie....toute mes excuses, il est encore tôt ce matin!!!

Julien ChAbAdA a dit…

Je vous en prie Hans... Euh Anne... J'ai du mal le samedi matin aussi ! ;-))

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